Elementor, Divi, WPBakery, Bricks, Oxygen… Les page builders WordPress ont envahi l’écosystème avec une promesse simple : créer des pages complexes rapidement, sans coder. Pendant des années, ils ont comblé un vrai manque du WordPress natif.
Mais en 2026, le contexte a changé. WordPress a profondément évolué avec Gutenberg et le Full Site Editing, offrant aujourd’hui des solutions natives bien plus performantes, maintenables et adaptées aux projets sérieux.
Alors la question se pose vraiment : les builders sont-ils encore un bon choix aujourd’hui ou sont-ils devenus une facilité coûteuse sur le long terme ?
Qu’est-ce qu’un builder WordPress ?

Un builder est un plugin WordPress (ou parfois une fonctionnalité intégrée à un thème) qui permet de créer des pages complexes via une interface visuelle en glisser-déposer, sans écrire de code. Les plus connus sont Elementor, Divi ou WPBakery mais il en existe aujourd’hui une large variété (Bricks, Oxygen, etc.).
Les premiers builders sont apparus autour de 2014, à une époque où l’éditeur WordPress était très limité. Ils répondaient alors à un besoin réel : permettre aux non-développeurs de structurer des pages avancées sans passer par du HTML ou du PHP.
Techniquement, la majorité des builders fonctionnent en générant à la volée une grande quantité de HTML, CSS et JavaScript, souvent via des structures propriétaires (widgets, shortcodes, blocs spécifiques). Cette approche facilite la création visuelle mais introduit aussi une couche technique supplémentaire dont les effets se font sentir sur la performance, la maintenance du site WordPress et son évolutivité.
Pourquoi les builders sont populaires pour la création de sites WordPress ?
Les builders WordPress se sont imposés massivement ces dernières années. Elementor dépasse aujourd’hui les 10 millions d’installations actives, tandis que Divi et WPBakery figurent toujours parmi les plugins les plus téléchargés de l’écosystème.
Leur succès repose sur une promesse simple : créer rapidement des pages complexes sans écrire de code. Interfaces visuelles, drag & drop, prévisualisation en temps réel, templates prêts à l’emploi… tout est pensé pour accélérer la production et donner une grande liberté graphique, même sans compétences techniques.
Pour les non-développeurs, c’est un vrai gain d’autonomie. Pour les agences ou les freelances, c’est aussi un moyen d’aller vite sur des projets simples, des sites vitrines ou des landing pages marketing avec des contraintes de délais fortes.
Mais cette facilité a un revers. Plus les options s’accumulent, plus la prise en main devient complexe. Et surtout, les builders donnent souvent une fausse impression de simplicité sur le long terme : dépendance forte à l’outil, logique propriétaire, difficulté à maintenir ou faire évoluer le site sans rester enfermé dans l’écosystème du builder.
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Nous contacterLes problèmes des builders WordPress
Les builders WordPress répondent très bien à un besoin immédiat : créer vite, visuellement, sans code.
Mais dès qu’un site devient un outil business, avec des enjeux de performance, de SEO, de maintenance ou d’évolutivité, les limites apparaissent clairement. Et elles sont presque toujours les mêmes.
Dégradation des performances et temps de chargement
La majorité des builders fonctionnent en ajoutant une surcouche technique importante au-dessus de WordPress : conteneurs imbriqués, CSS générique chargé partout, JavaScript exécuté même lorsqu’il n’est pas nécessaire.
Concrètement :
- Chaque bloc visuel génère plusieurs divs, classes et règles CSS.
- Des scripts sont chargés sur toutes les pages, même quand une fonctionnalité n’est pas utilisée.
- Le navigateur doit parser plus de code, exécuter plus de JS et effectuer plus de requêtes.
Résultat : des pages beaucoup plus lourdes que leur équivalent natif. Sur des audits WordPress, il n’est pas rare de voir des pages 2 à 10 fois plus volumineuses après une refonte sous builder.
Cette lourdeur impacte directement :
- les Core Web Vitals (LCP, INP, CLS)
- la vitesse de chargement sur mobile
- l’expérience utilisateur
- et, à terme, le SEO et les conversions du site
Un site WordPress lent ne pénalise pas seulement Google : il pénalise surtout le business. Chaque seconde de chargement en plus augmente le taux de rebond et réduit le taux de conversion du site. Pour compenser, on ajoute souvent cache, CDN, hébergement plus puissant… ce qui augmente encore les coûts.
Problèmes de sécurité
Les builders font partie des plugins les plus installés au monde. Cette popularité en fait des cibles privilégiées pour les attaques automatisées.
Plusieurs builders majeurs ont déjà connu :
- des failles XSS
- des vulnérabilités liées aux rôles utilisateurs
- des injections de code ou des contournements d’authentification
Le problème n’est pas seulement l’existence de failles (aucun logiciel n’est parfait) mais leur impact potentiel : un builder est au cœur du site. Une faille critique peut compromettre l’ensemble des pages, des contenus ou de l’administration.
Plus on empile : builder + addons + thèmes + extensions, plus la surface d’attaque augmente.
Problèmes de maintenance
Un builder ajoute une dépendance structurelle à un éditeur tiers. Cela implique :
- des mises à jour régulières à surveiller
- une compatibilité parfois fragile avec WordPress Core
- des conflits possibles avec d’autres plugins
Lors des mises à jour majeures de WordPress ou du builder, il n’est pas rare de constater :
- des régressions visuelles
- des blocs cassés
- des comportements imprévisibles
Sur des sites à enjeu, cela impose des phases de tests, de staging et de validation plus lourdes. La maintenance devient plus coûteuse et plus risquée qu’avec une base native.
Forte dépendance au builder
C’est probablement le point le plus bloquant à long terme.
La plupart des builders reposent sur :
- des shortcodes propriétaires
- des structures HTML spécifiques
- des widgets non standard
Si le builder est désactivé ou abandonné, le contenu devient souvent illisible : shortcodes orphelins, structure cassée, pages à reconstruire.
Il n’existe pas de standard entre builders. Migrer de Divi vers Elementor ou d’Elementor vers Gutenberg, implique presque toujours une reconstruction manuelle des pages.
Cette dépendance crée une dette technique forte, difficile à anticiper lors de la création du site mais très coûteuse au moment d’une refonte ou d’un changement stratégique.
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Contactez-nousCourbe d’apprentissage pas négligeable
Les builders sont souvent présentés comme “simples”. En réalité, cette simplicité est surtout vraie au début.
Avec le temps :
- les interfaces deviennent chargées
- les options se multiplient
- les logiques diffèrent selon les blocs et les addons
Pour des équipes non formées, maintenir un site devient compliqué. Deux personnes n’utiliseront pas le builder de la même manière, ce qui nuit à la cohérence et à la maintenabilité.
Sur des pages simples (mentions légales, pages éditoriales basiques), le builder ajoute parfois une complexité inutile, là où Gutenberg suffirait largement.
Coût financier
Le coût d’un builder ne se limite pas à sa licence :
- abonnements annuels
- modules complémentaires payants
- addons parfois indispensables pour combler des manques
À cela s’ajoutent les coûts indirects :
- hébergement plus cher pour compenser les performances
- temps de maintenance accru
- dépendance à un écosystème propriétaire
Sur plusieurs années, le coût global peut dépasser largement celui d’une approche native bien conçue.
Empreinte écologique plus élevée
Enfin, les builders posent aussi un problème de sobriété numérique.
Plus de code, plus de scripts, plus de requêtes :
- plus de calculs côté serveur
- plus d’énergie consommée côté client
- une empreinte carbone plus élevée par page vue
À l’heure où l’éco-conception web devient un enjeu réel, cette surcouche technique est difficilement justifiable pour des besoins standards.
Les alternatives aux builders : Gutenberg et le Full Site Editing

WordPress a énormément évolué ces dernières années. Avec Gutenberg et le Full Site Editing (FSE), l’écosystème natif couvre désormais la majorité des besoins qui justifiaient auparavant l’usage d’un builder.
Gutenberg est l’éditeur natif de WordPress depuis la version 5.0. Basé sur un système de blocs, il permet de construire des pages structurées, cohérentes et faciles à maintenir, directement dans le cœur du CMS. Contrairement aux builders, chaque élément repose sur des standards WordPress, ce qui génère un code plus propre, plus léger et mieux interprété par les navigateurs et les moteurs de recherche.
Le Full Site Editing pousse cette logique plus loin en permettant de gérer l’ensemble du site sans outil externe : headers, footers, templates de pages, archives, styles globaux (couleurs, typographies, espacements). Tout reste natif, sans shortcodes propriétaires ni dépendance à un éditeur tiers.
En pratique, cela apporte plusieurs avantages clés :
- Performance : moins de HTML, CSS et JavaScript inutiles, donc des pages plus rapides.
- Sécurité : moins de plugins critiques, donc une surface d’attaque réduite.
- Maintenance : compatibilité native avec WordPress Core, mises à jour plus sereines, moins de régressions.
- Évolutivité : un site plus facile à faire évoluer sans devoir tout reconstruire.
Côté personnalisation, Gutenberg dispose aujourd’hui d’un large écosystème de blocs natifs et d’extensions complémentaires permettant d’aller loin sans retomber dans les excès des builders. Animations, mises en page avancées ou composants spécifiques peuvent être ajoutés de manière ciblée, sans alourdir tout le site. C’est d’ailleurs la solution utilisée par les meilleures Agences WordPress.
Il reste évidemment des limites : pour des besoins très spécifiques (interactions complexes, logique conditionnelle avancée, composants métiers sur mesure), un peu de code ou des blocs personnalisés peuvent être nécessaires. Mais dans les faits, pour 90 % des sites WordPress, un bon thème Gutenberg et le FSE sont largement suffisants et offrent une base bien plus saine que la plupart des builders.
Notre verdict : faut-il encore utiliser un builder WordPress en 2026 ?
En 2026, le constat est assez clair : pour la majorité des projets WordPress, les builders ne sont plus le meilleur choix par défaut.
L’écosystème natif de WordPress avec Gutenberg et le Full Site Editing a suffisamment mûri pour couvrir la plupart des besoins, tout en offrant de bien meilleures garanties en matière de performance, de sécurité, de maintenance et d’évolutivité.
Pour des sites pensés comme de vrais outils business (SEO, acquisition, performance, long terme), le natif est aujourd’hui plus sain techniquement, plus durable et plus facile à faire évoluer sans créer de dette technique.
Cela ne veut pas dire que les builders doivent être bannis dans tous les cas mais ils ne devraient plus être un choix par défaut.
Pour monter rapidement un site sans enjeu fort, une landing page très design ou lorsqu’on privilégie le confort visuel immédiat au détriment de la performance et de la maintenabilité, un builder peut rester acceptable à condition d’en connaître les limites.
Chez AmphiBee – Agence WordPress, nous privilégions systématiquement les solutions natives WordPress pour garantir des sites :
- rapides
- robustes
- évolutifs
- et réellement alignés avec les objectifs business de nos clients.
Enfin, avant toute refonte ou migration, un audit technique est indispensable. Il permet d’évaluer l’impact réel d’un builder existant, d’anticiper les coûts cachés et de choisir la solution la plus pertinente selon le contexte et non par habitude ou facilité.
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